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Publié le 27 octobre 2015

La récolte du cerf de Virginie ou «chevreuil» : la chasse du «monde ordinaire» en région habitée

André-A. Bellemare

Chroniqueur de chasse et pêche depuis 40 ans au quotidien Le Soleil

'est samedi (le 31 octobre 2015) que la majorité des 175 000 adeptes québécois de la chasse du cerf de Virginie ou «chevreuil» se mettront en quête de leur gros gibier préféré. La chasse du chevreuil est celle du «monde ordinaire» parce qu'elle ne nécessite généralement pas des déplacements dans des régions éloignées ni l'investissement de fonds importants : elle est habituellement pratiquée près de la maison, en milieu périurbain facilement accessible.

 

Bien sûr, depuis quelques semaines, il y a eu, dans certaines régions, une chasse du chevreuil à l'arc et à l'arbalète. Mais la chasse avec arme à feu — qui est pratiquée par la majorité des adeptes de la récolte de ce cervidé — constitue la «vraie saison» qu'attendent impatiemment les chasseurs concernés. À moins d'avoir gagné lors d'un tirage un permis de chasse spécial autorisant l'abattage d'une biche ou d'un faon, le chasseur doit récolter un cerf portant des bois de plus de 7 cm de longueur.

 

Des chasseurs de «trophées» font pression sur les autorités québécoises responsables de la chasse , depuis quelques années, pour qu'elles imposent à tous les chasseurs de chevreuil l'obligation de n'abattre que des cerfs mâles portant des bois dont l'un serait muni d'au moins trois pointes. Ce qui signifie pratiquement que les chasseurs ne pourraient abattre que des «six pointes». Or, pareille proposition est loin de faire l'affaire de la majorité des chasseurs, qui ne se définissent pas comme des chasseurs de «trophées».

 

Le rêve de tout chasseur de chevreuil est de récolter un mâle adulte portant un «panache» aussi impressionnant que celui ci-dessus.

 

Avant de vous adonner à la chasse de quelque gibier que ce soit au Québec, je vous recommande fortement de consulter au moins le livret imprimé de 160 pages, intitulé : «Le guide du chasseur», qui résume les principales règles sur la chasse dans notre province pour la période allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016 (avec cartes des zones provinciales de chasse et tableaux des périodes de chasse pour chaque gibier, en plus des règlements de base). Ce document est fort utile : à cause de son petit format, vous pourrez l'insérer facilement dans vos bagages pour le consulter en situation de chasse, là où il est impossible de vérifier les règles par mode électronique. Ce livret est vendu 2,99 $ chez les vendeurs autorisés de permis de chasse et de pêche.

 

La conception, l'impression et la distribution de ce document est une initiative de la Fédération des pourvoiries du Québec, avec le support de tous les grands organismes du monde de la faune de la province. Ces grands groupes-là ont voulu suppléer aux autorités gouvernementales provinciales qui ont malheureusement décidé d'abandonner la distribution gratuite de leur propre brochure annuelle résumant les règlements : il n'y pas si longtemps encore, le «résumé des règlements» imprimé était remis gratuitement à tous ceux qui achetaient un permis de chasse, de pêche ou de piégeage. Or, les autorités gouvernementales ont décidé que les citoyens intéressés devaient consulter le site Web du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour s'informer, ce qui est bien difficile lorsqu'on pêche et chasse en pleine forêt...

 

 

Statistiques de la chasse de l'orignal

 

Des lecteurs de mes chroniques me demandent de leur parler des statistiques de la saison de chasse de l'orignal de cet automne. Ces lecteurs rappellent que le début de la chasse a été difficile — surtout dans les réserves fauniques gouvernementales gérées par la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ, une société d'État) — parce que ce début de saison est survenu en période de canicule, ce qui n'est nullement propice à la récolte des orignaux; puis, par la suite, des conditions atmosphériques exécrables et défavorables aux chasseurs, ont nui à leur récolte.

 

Soulignons, d'abord, que le ministère MFFP n'a pas encore reçu tous les rapports attendus de ses agents agréés pour l'enregistrement des orignaux récoltés. Chaque année, le résultat final ne peut être affiché avec certitude avant la période des Fêtes.

 

Jusqu'à maintenant, le ministère a compilé la récolte de 17 595 orignaux (dont 9409 mâles adultes, 6614 femelles adultes et 1572 veaux). Ce que l'on peut considérer comme très encourageant, si l'on compare à la récolte de 21 142 orignaux en 2014  (dont 15 437 mâles adultes, 3540 femelles adultes et 3165 veaux).

 

Vous pouvez constater, tout comme moi, que lors d'une saison de chasse de l'orignal «permissive» — qui autorise presque partout, à tous les deux ans, l'abattage des orignaux femelles adultes, en plus de celui des mâles adultes et des veaux —, la récolte des orignaux femelles adultes double. Attendons donc d'apprendre, au début de 2016, les conclusions que les scientifiques du ministère MFFP tireront des statistiques complètes de la récolte d'orignaux du présent automne.

 

Lorsque les règles permettent d'abattre des orignaux femelles adultes, un an sur deux, la récolte de ce segment de la population d'orignaux double.

 

 

Pensez à la pêche du saumon de l'été prochain!

 

Vous n'oubliez pas, je l'espère, que vous avez jusqu'à la fin de la présente semaine pour vous inscrire au tirage que les gestionnaires de votre rivière à saumons préférée tiennent en novembre afin d'allouer aux gagnants un pourcentage des places de pêche offertes, durant l'été prochain, dans les secteurs à accès contingenté de chaque rivière.

 

La Fédération des gestionnaires de rivières à saumons du Québec (FGRSQ) m'informe que vous pouvez vous inscrire en ligne dans le cas de 12 rivières qu'elle regroupe, en vous créant un compte sur le site Web SaumonQuebec.com.

 

Quant à la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA), elle vous invite à utiliser la nouvelle plateforme baptisée «Manisoft» — mise en place par la FQSA — pour vous inscrire aux tirages en question organisés par les gestionnaires des rivières. Informez-vous sur le site http://fqsa.ca/peche-au-saumon-tirages-au-sort-presaison/

 

 

Le comédien Louis Champagne — que les spectateurs voient dans des émissions de télévision et des films — est un saumonier mordu. En juillet, il a remis vivant à l'eau ce superbe saumon femelle pris dans la fosse Lebreux de la Matane.

 

 

En Mauricie, des mouches dans la tête en novembre!

 

Le plus grand salon francophone de pêche à la mouche d'Amérique du Nord aura lieu en Mauricie, pour la troisième année de suite, dans la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières, les samedi 28 et dimanche 29 novembre. Notez-le dès maintenant dans votre agenda! Je serai présent durant toute la durée de cet événement organisé par la Société mauriciennes des pêcheurs à la mouche (SMPM) qui se consacre à la promotion de la pêche à la mouche et du montage de mouches. Le coût d'entrée est de 5 $ pour les adultes, et gratuit pour les moins de 18 ans.

 

Une fois que la saison de pêche à la mouche est terminée, et que la chasse tire à sa fin, les «moucheux» se réunissent au cœur du Québec pour «soigner leur maladie» ensemble : c'est là qu'ils peuvent s'informer, d'abord, à propos du tout nouvel équipement de pêche à la mouche dévoilé par les fabricants et les détaillants. Mais les mordus ont aussi une occasion unique de rencontrer et de s'entretenir avec les artisans monteurs de mouches à pêche — utilisées pour la récolte de toutes les espèces de poissons — qui révèlent leurs trucs de fabrication. Le mois prochain, 35 de ces artisans monteurs feront la démonstration de leur talent; ils sont parmi les meilleurs du Québec et de l'extérieur de la province : ils répondront à vos questions à propos de vos problèmes de montage, et vous vendront même certaines de leurs créations exclusives.

 

Des films sur la pêche à la mouche seront présentés en continu durant l'événement. Il y aura sur place les représentants d'une quinzaine d'associations et de groupes, dont ceux de clubs de monteurs de mouches, pour informer les visiteurs sur leurs activités. Des magasins spécialisés dans la vente d'équipement et de matériel de montage de mouches seront présents. Un des attraits majeurs du Salon de pêche à la mouche de la Mauricie est l'existence d'un bassin d'eau intérieur — mesurant 64 pieds de long et 16 pieds de large — pour vous permettre de pratique vos lancers sous l'œil d'instructeurs experts, puis d'essayer les cannes à moucher offertes par les fabricants présents sur place. Les experts donnent gratuitement leurs cours de lancer durant le Salon!

 

Élaine Ayotte, responsable des communications sur les activités fauniques de la SÉPAQ, a appris à monter le fameux streamer «AndréA» qui procure tant de succès aux pêcheurs à la mouche du Québec.

 

Pour suivre l'évolution de l'organisation de ce Salon, consultez le site Web http://www.smpm.org

 

 

Vous pouvez joindre l'auteur de cette chronique à l'adresse courriel suivante :abmouche@hotmail.com


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