Bien que je sois plutôt impulsive dans la vie et que j’adore partir à l’aventure sans itinéraire ni objectif, je pense que certains voyages ou séjours demandent un niveau d’organisation considérable. C’est pourquoi dans cet article, en prenant exemple sur mon séjour en Gaspésie, je vous propose quelques conseils pour organiser votre prochaine aventure. Êtes-vous prêt? On part!
Tout d’abord, il faut savoir où l’on veut aller. Le Québec est grand, le Canada l’est encore plus et le monde offre un infini de possibilités. Posez-vous alors les questions qui vous aideront à faire un choix en fonction des activités que vous aimez : êtes-vous un amateur de pêche? Pratiquez-vous le ski? Êtes-vous plus attiré par la raquette? Voulez-vous gravir des montagnes ou observer en toute simplicité la nature et ses beautés?
Ces questionnements m’ont permis de savoir que je voulais faire de la randonnée en raquette dans l’objectif de gravir des montagnes. Voilà ma ligne directrice!

Ensuite, en fonction du temps que vous avez et de la distance maximale à laquelle vous désirez vous déplacer, choisissez un endroit. Une pourvoirie? Un parc national? Une Zec? Vous pourriez même faire plusieurs destinations sur un même trajet routier. Pour vous aider, puisez dans les blogues axés sur le plein air et dans les groupes de discussions où les membres partagent leurs expériences.
Après avoir vu à plusieurs reprises des photos de différents sommets du parc national de la Gaspésie et de la réserve faunique des Chic-Chocs en hiver, c’était assurément l’endroit que je voulais explorer lors de mon séjour. En d’autres mots, j’ai eu un coup de cœur grâce aux groupes de discussion et c’est là que je devais aller!

Une fois le type d’activité déterminé, votre date sélectionnée et l’endroit choisit, il vous faut penser à l’hébergement. Encore une fois, un questionnement s’impose. Voulez-vous du confort ou économiser au maximum? Selon l’endroit où vous allez, vous ferez probablement face à ce choix : hôtel, auberge, chalet/refuge ou camping.
Selon moi, chacun offre des avantages et des inconvénients et le choix est très personnel à chacun. Pour mon séjour en Gaspésie, mon objectif était l’économie tout en maximisant l’expérience hivernale. C’est pourquoi l’option du refuge était la plus attrayante. Les refuges sont plus économiques qu’une chambre d’hôtel et avouons-le, les murs en bois, le chauffage au poêle et la proximité de la nature apporte une ambiance incroyable aux soirées froides de l'hiver.
C’est donc avec excitation que je partais pour 4 nuits dans le refuge Arlequin du parc national de la Gaspésie pour faire de la raquette en montagne. Directement situé à l’entrée du camping du mont Albert, à quelques kilomètres du gîte et du centre de découverte, il y a un petit village de refuges où il est possible de réserver une place par nuit et par personne. En plus d’être accessible en voiture, les refuges ont l’électricité, nous l’avons su par surprise! Personnellement, je préfère les refuges sans électricité, ça nous rapproche de la nature, mais si vous partez plusieurs jours, c’est agréable de pouvoir compter sur des prises murales pour charger l’appareil photo. Vous pourriez aussi apporter un rond de cuisson électrique et vous faire d’excellents repas à partager après une bonne journée d’activité physique.

Entre la nourriture et les vêtements à prévoir, il y a un tas de matériel que vous devrez penser à apporter comme votre équipement de plein air.
Pour faire de la raquette en montagne, j’apporte toujours mes raquettes (évidemment!) ainsi que mes bâtons de marche. Les bâtons de marche aident entre autres à supporter votre corps lors d’ascensions et de descentes, mais aussi à garder votre équilibre. J’apporte aussi un sac de randonnée de 24L minimum pour pouvoir traîner des collations et des vêtements supplémentaires en journée. En hiver, c’est important de pouvoir mettre une protection sèche lorsqu’on arrive au sommet d’une montagne. La température peut être très différente du point de départ, quelques centaines de mètres plus bas. Dans mon sac, j’ai aussi toujours une petite trousse de secours/survie. Un pépin arrive si vite, alors vaut mieux être prévoyant!
Pour un séjour comme le mien, il faut aussi prévoir les choses qui nous serviront après la journée de plein air, la nuit et le matin à commencer par le sac de couchage. Les refuges du parc sont munis de lits avec matelas, il n’est donc pas nécessaire d’apporter le vôtre, mais vous aurez besoin d’un sac de couchage d’intérieur et de votre oreiller en fonction de vos besoins en ce qui a trait à votre niveau de confort. Ensuite, vos effets personnels pour votre hygiène ne seront certainement pas de trop. Si le village de refuges du camping du mont Albert dans le parc national de la Gaspésie vous intéresse, sachez qu’il y a un bloc sanitaire pour tous vos besoins hygiéniques. Aussi, mettez dans vos bagages : vos vêtements de rechange, votre lampe frontale, vos ustensiles et assiettes de camping ainsi que vos outils de cuisson et votre nourriture.
N’oubliez surtout pas l’eau, un contenant pour en récupérer au bloc sanitaire est suffisant ou un filtre afin de pouvoir purifier de l'eau des sources à proximité si nécessaire.
Pour transporter le tout, je vous conseille un sac à dos d'expédition autour de 50L. Bien que les refuges dont je vous parle dans cet article sont à proximité du stationnement, il est plus facile de transporter beaucoup de matériel sur votre dos vous laissant les mains libres que dans un sac à poignée ou même dans une valise. En hiver, vous pourriez même apporter un traîneau à tirer pour y mettre tous vos sacs.
Lorsque vous êtes fin prêt à partir, que vos bagages sont placés dans la voiture et que vous vous imaginez déjà sur les flancs des montagnes, respirez et profitez du moment. Vous allez certainement vivre une belle aventure qui remplira votre bagage mental d’expériences et de souvenirs. Les aventures ne commencent pas lorsqu’on met les pieds dans nos raquettes ou dans nos skis, elles commencent dès la préparation du séjour, mais l’excitation du départ imminent est enivrante je vous l’accorde.
J’ai choisi le parc national de la Gaspésie et la réserve faunique des Chic-Chocs pour leur richesse de montagnes. Les ascensions sont différentes et satisfaisantes les unes des autres. En plus, vous aurez la possibilité d’observer les caribous dans leur milieu naturel. Alors armez-vous de votre appareil photo ou de vos jumelles et escaladez les sommets parmi les plus beaux au Québec.
Le mont Hog’s Back est situé dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Le sentier principal pour se rendre au sommet est de 6 km aller-retour. Pour faire l’ascension complète, le dénivelé est de 450 mètres et la Sépaq classe cette randonnée d’intermédiaire. Dès les premiers kilomètres, vous serez confronté à un paysage incroyable sur les chaînes de montagnes québécoises. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé le sentier qui est, selon moi, la force de cette montagne.

Champs de mars est aussi situé dans la réserve faunique des Chic-Chocs. Son sentier entrecroisé de descentes de ski est de 5,2 km aller-retour. Le dénivelé est de 385 mètres, soit un peu plus petit que le mont Hog’s Back, mais tout aussi impressionnant sinon plus. Arrivé au sommet, vous aurez une magnifique vue de 360 degrés sur plusieurs monts avoisinants, dont l’impressionnant mont Blanche-Lamontagne. La Sépaq classe cette randonnée d’intermédiaire, mais elle est beaucoup plus facile que Hog’s Back à mon avis. D’ailleurs, je vous conseille de faire les deux dans la même journée comme j’ai fais si votre capacité le permet.

Coup de cœur! Le mont Olivine est situé directement dans le parc national de la Gaspésie. Son sentier magnifique de 8,6 km en aller-retour vous charmera c’est certain. Le dénivelé est de 365 mètres au départ du stationnement du Ruisseau-Isabelle. La Sépaq classe cette randonnée d’intermédiaire, mais chaque effort en vaut la peine. Une fois sur son sommet dénudé, vous serez confronté directement au mont Albert sud, aux cuves du mont Albert et au fameux mur des patrouilleurs. Cette vision vous impressionnera à coup sûr. Vous pouvez même observer à l’œil nu les skieurs qui descendent les parois.

Cette chaîne de sommets m’a complètement abasourdi. Le mont Vallières-de-Saint-Réal est en fait une chaîne de 7 sommets accessible pour la randonnée et le ski. Le sommet le plus élevé de tous est le quatrième : le pic Sterling. La plupart des gens s’arrêtent à celui-ci. Pour faire cette randonnée, vous ferez environ 8 km en aller-retour et 660 mètres de dénivelé. J’ai tellement aimé cette randonnée, que je vais revenir spécialement pour elle cet été. À l’approche du premier sommet, vous pourrez observer le magnifique mont Lyall juste en face.

J’espère que cet article vous a donné le goût de partir à l’aventure vous aussi. Sachez qu’il est important de bien s’informer avant un séjour en montagne en posant des questions et en demandant conseil aux employés des différents parcs. Les blogues sont aussi une source inépuisable d’informations et de partage d’expériences réelles.
À propos de Kareen Brochu Harvey
L'aventurière des bois
Jeune aventurière des bois assumée, Kareen a cette capacité de croire que tout est possible. Elle rêve de visiter tous les sentiers du monde et ensuite de partager ses nombreuses aventures. Parmi ses grands projets il y a la traversée des monts Groulx au nord du Québec et la Great Divide Trail à l’Ouest du Canada.
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Articles par Kareen Brochu HarveyInscrivez-vous à l'infolettre Latulippe et demeurez à l'affût de nos nouveautés et nos promotions.
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