Le nirvana pour tous amateurs de road trip, c'est parcourir une route jusqu'à son extrémité! Arriver au bout de la route, là où une pancarte en indique la fin, est une expérience qu'il faut vivre au moins une fois dans sa vie. Au Québec, nous avons la chance d'avoir une route qui nous offre cette opportunité: la 138!
Passionnés de voyage, de plein air et de camping, c'est pour nous le road trip idéal! La route 138 jusqu'à son extrémité est nous mènera jusqu'au village de Kegaska, un petit village anglophone de 100 habitants sur la Côte-Nord, un territoire sans commune mesure, riche d'une nature grandiose et de paysages magnifiques.
Travailleurs autonomes, lors de ce voyage, nous profiterons de l'occasion pour valider la possibilité de travailler sur la route. À plus de 1000 km de Québec, dans une région éloignée et où les villages sont parsemés sur un immense territoire, nous pourrons vérifier la capacité à avoir accès à notre réseau de téléphonie cellulaire et à une connexion Internet.

Le nirvana pour tous amateurs de road trip, c'est parcourir une route jusqu'à son extrémité!
Crédit photo : Vincent Drolet
Jour 1
Nous partons un lundi matin avec comme premier arrêt Tadoussac, porte d'entrée de la Côte-Nord. Nous décidons de nous installer au Camping Tadoussac, un camping que nous connaissons bien et dont nous avons parlé dans nos articles «Notre top 5 des terrains de camping au Québec» et «Tadoussac». Afin de combiner travail et voyage, nous avons prévu travailler en moyenne 4 heures par jours, et voyager (nous déplacer et visiter) le restant du temps. C'est donc en après-midi que, installés à la table à pique-nique de l'emplacement de camping et connecté au réseau Wi-Fi du site, nous vaquons à nos activités professionnelles. À 17h00, nous «fermons le bureau» (pour reprendre l'expression de Shirley) et décidons d'aller souper au village. La soirée se termine en déambulant du quai aux boutiques et ateliers d'artistes, profitant pleinement de notre séjour à Tadoussac.
Jour 2
Le lendemain, parce que nous y sommes si bien installés, nous décidons de travailler toute la matinée au camping. Aux environs de midi, nous levons le camp pour nous diriger vers les dunes, dernier attrait à visiter avant de quitter Tadoussac. En reprenant la route, nous nous disons réciproquement, que cet endroit de villégiature qu'est Tadoussac se compare avantageusement aux petits villages de la côte est américaine.
Nous faisons un premier arrêt aux Escoumins, un site de prédilection pour les amateurs de plongée sous-marine. Au cœur du village, afin de profiter du paysage de la baie des Escoumins nous nous installons à une des tables à pique-nique du site historique de Pointe-à-la-Croix pour y manger.
Nous poursuivons par la suite notre route jusqu'à Ragueneau où nous arrêtons, intrigués par la mention dans le guide touristique de la Côte-Nord, de la présence de dinosaures. L'absence d'indication ne facilitant pas nos recherches, nous trouvons enfin les bêtes en empruntant le Chemin du Quai, à l'extrémité ouest de la municipalité. On y apprend que ces dinosaures «grandeur nature», ont été conçus en 1994 par monsieur Rénald Girard, de même que l'obélisque d'une hauteur de 100 pieds qui fut érigé en 1995. Nous terminons notre journée au Camping de la Mer à Pointe-Lebel.

Les dunes, un attrait que nous tenions absolument à visiter avant de quitter Tadoussac.
Crédit photo : Vincent Drolet
Jour 3
Nous partons tôt le mercredi matin en direction de Baie-Comeau. Vers midi, nous arrivons au Camping Boréal. Toujours déterminés à tenir à nos résolutions, nous travaillons de 13h00 à 18h00. Bien installés sur la table à pique-nique, à l'ombre des arbres, on doit avouer qu'il existe des conditions pires pour travailler. Contents du boulot abattu, nous profitons d'un excellent souper accompagné d'une bonne bouteille de vin. Il commence à pleuvoir juste au moment d'aller se coucher.
Jour 4
Au matin, nous rangeons notre VR et prenons la route pour Sept-Îles. À 9h, nous arrêtons à Godbout pour y déjeuner. En plein centre du village, le restaurent fait face au quai de la traverse. Un léger brouillard enveloppe le traversier qui arrive au quai, contribuant à rendre la scène encore plus photogénique. Nous en profitons pour nous informer des tarifs et horaires pour la traverse Godbout–Matane, qui pourrait être une option de retour intéressante. Ajouter à notre itinéraire une virée en Gaspésie, passer d’une région à l’autre pourrait être un gros plus dans notre road trip. Conscient que le tout ajouterait plus d'une semaine à notre périple, nous décidons de garder en mémoire cette option et d'aviser le moment venu.
Arrivés vers 13h à Sept-Îles, nous décidons de nous offrir le luxe du Château Arnaud. Située aux abords de la baie de Sept-Îles, notre chambre offre une vue imprenable sur la mer et la marina de Sept-Îles. Après être allés manger à un restaurant avoisinant, malgré le temps ensoleillé, toujours aussi disciplinés, nous profitons du confort de notre chambre et de la connexion Internet pour travailler tout l'après-midi. À 17h00, nous «fermons le bureau» et décidons d'aller nous promener au parc du Vieux-Quai et à la marina. Après avoir déambulé près de deux heures à observer les gens de la place pêcher le long du quai et fait le tour des diverses options qui s'offraient à nous pour le souper, nous nous sommes arrêtés au casse-croûte du Pêcheur, attirés par ses spécialités de fruits de mer et amusés par l'originalité de sa salle à manger en forme de casier à homard géante. Une fois notre commande reçue, nous avons toutefois opté pour sa terrasse extérieure avec une magnifique vue sur la baie de Sept-Îles.

Le NM F.-A.-Gauthier, le moyen le plus rapide et facile pour passer de la Côte-Nord à la Gaspésie!
Crédit photo : Shirley Bishop
Jour 5
Le vendredi matin, le temps étant incertain et considérant la menace de pluie (ce qui finalement arriva), nous avons passé la matinée à travailler à notre chambre d'hôtel, la quittant uniquement à midi, heure du «check out».
À environ 85 kilomètres à l'est de Sept-Îles, nous faisons une halte à la rivière Manitou, là où se trouve le bureau d’accueil touristique de la Minganie. Notre objectif était de faire le sentier qui descend jusqu'au pied des chutes Manitou. Nous avons été déçus! En raison d’un manque de panneaux d'informations, nous avons suivi le sentier qui part à l'arrière du bâtiment. Ce sentier n'offre aucun point de vue intéressant sur la rivière et ses chutes et mène à un cul-de-sac décevant. Nous avons appris par la suite en nous adressant au personnel du service d'information touristique que le sentier intéressant se trouvait de l'autre côté de la rivière. Voulant respecter notre horaire, nous avons repris la route sans avoir pu contempler comme il se doit la beauté des lieux.
En arrivant à Sheldrake, le village suivant, la vision du pont qui semblait surgir d'un épais brouillard nous estomaqua! L'atmosphère qui se dégageait de ce paysage était tout simplement magique. Nous ne nous doutions pas à ce moment-là que ce brouillard serait plus tard une source de frustration pour nous.
Nous arrêtons à Rivière-au-Tonnerre et mangeons au casse-croûte du village. On y retrouve un brouillard presque aussi dense qu'à Sheldrake. Nous en profitons pour visiter la Maison de la Chicoutai qui se spécialise dans les produits dérivés de ce petit fruit (coulis, gelée, confiture, tartinade, vinaigrette, beurre et tisane). Rivière-au-Tonnerre a la particularité d'avoir une des seules églises de style normand en Amérique du Nord. On y apprend aussi par une dame de la place que le capelan a «roulé» beaucoup cette année et qu'il «roule» encore même à ce temps-ci. Ce qui selon ses dires, n'est pas habituel (tout comme les températures chaudes que la région connaît cet été). L’expression le capelan «roule» tire son origine du fait qu’en pleine période de frai, ce petit poisson se tient en bordure des plages et profite de la vague pour «rouler» sur le sable afin d’y enfouir ses œufs.
Par la suite, nous faisons un arrêt au Centre d'accueil et d'interprétation de Parcs Canada à Longue-Pointe-de-Mingan pour nous renseigner sur les différentes excursions qui sont offertes et les lieux de départ. Nous en faisons mention dans un précédent article «Havre-Saint-Pierre».
Arrivés à Havre-Saint-Pierre en milieu d'après-midi, nous commençons tout d'abord à nous chercher un endroit où crécher. Les endroits vacants ne sont pas légion en cette saison, et nous décidons d'opter pour la recommandation du personnel du bureau d'information touristique Havre-Saint-Pierre: le Motel du Vieux Townside. Lors de l'enregistrement, son fascinant propriétaire nous parle de son road trip sur la mythique route 66. C'est décidé! On vient de se trouver une autre destination pour un prochain road trip!
Question de bien sentir le pouls de la place, nous décidons de nous rendre à l’Écoutille, le seul bar du Havre! Le soleil est bon et la musique des Johnny Cash, Eagles et autres classiques du rock contribuent à créer une ambiance de voyage, de dépaysement. Nous terminons la journée par une délicieuse pizza aux fruits de mer de Chez Julie. Depuis le temps qu'on nous la vante, nous y avons gouté. Et croyez-nous! Sa réputation n'est absolument pas surfaite. Si vous passez au Havre, le restaurant Chez Julie c'est un must! (pour plus d'informations sur Havre-Saint-Pierre, référez-vous à notre précédent article «Havre-Saint-Pierre»)

Le brouillard enveloppe le petit village de Rivière-au-Tonnerre.
Crédit photo : Shirley Bishop
Jour 6
Samedi, après un bon déjeuner au Restaurant de la Promenade, nous faisons nos provisions et le plein avant de reprendre la route pour un autre 150 km en direction de Natashquan.
Nouvel arrêt, cette fois-ci à Baie-Johan-Beetz. L'icône de ce petit village est certainement la maison Johan-Beetz, une magnifique résidence de style Second Empire située au cœur du village, à l'embouchure de la rivière Piashti. Le bâtiment qui porte le nom du médecin et marchand de fourrure pour qui elle fût construite en 1899 a été classé comme immeuble patrimonial en 1979. Aujourd'hui, elle sert d'auberge pour la pourvoirie Baie-Johan-Beetz, bien connue par les amateurs de pêche.
Située au centre du village, la Promenade des Amoureux avec son kiosque d’observation permet d'admirer le village, la maison Johan-Beetz, l'embouchure de la rivière Piashti et le golfe Saint-Laurent.
Nous arrivons enfin à Natashquan aux alentours de 13h30. Afin d'être certains d'avoir une bonne place pour passer la nuit, nous faisons un arrêt au camping municipal Chemin Faisant. La chance est avec nous, car des emplacements dans le secteur des dunes sont encore disponibles. À l’accueil du camping, nous nous informons sur Kegaska. Le personnel nous dit que le petit village de pêcheurs se situe à une cinquantaine de kilomètres de Natashquan et que le tronçon de la route 138 qui y mène est en gravier de Pointe-Parent jusqu'à Kegaska. On nous mentionne toutefois que la route étant en très bon état, le trajet se fait facilement. Temps estimé pour atteindre le bout de la 138: 45 minutes!
Fébriles à l'idée que notre objectif soit accessible en aussi peu de temps, nous décidons de reprendre la route.
Il n'y a qu'une quinzaine de minutes d'écoulée depuis notre départ que Vincent freine soudainement. Une masse noire à la limite de la lande et d'un boisé a attiré son attention. C'est bien ce qu'il pensait: à moins de trois cents mètres de la route, un ours! Le temps de faire quelques photos et la bête s'en retourne dans la forêt. Décidément, Natashquan porte bien son nom! Le nom du village provient du mot innu-aimun Nutashkuan qui signifie «là où l’on chasse l’ours» en Innu.
Le restant du trajet se fait facilement, nous ne croisons que quelques véhicules et la qualité de la route est surprenante. Nous ne nous attendions jamais à rencontrer de si bonnes conditions routières, surtout dans une région si éloignée.
Soudain au loin, des formes se dessinent. Tout d'abord minuscule, elles grossissent et il est plus facile de les reconnaître. Ça y est! Elles sont maintenant bien visibles, nettement reconnaissables et identifiables: les panneaux routiers spécifiques à Kegaska, au bout de la route 138. Parmi ces affiches, celui pour lequel nous avons fait toute cette route est là, comme une pierre précieuse au travers de la pacotille: les panneaux routiers «138» et «FIN»!
Nous avons atteint notre objectif, nous sommes arrivés au bout de la route 138! On y est, on l'a fait, on est allé aussi loin que la route le permet! Impossible d'aller plus loin.
Seule ombre au tableau: le brouillard! Si épais et omniprésent qu'il nous est impossible d'admirer la baie de Kegaska et l'ensemble du village. Bien que les conditions climatiques ne nous soient pas favorables, nous ne voulons pas quitter Kegaska avant d'avoir visité sa célèbre épave. C'est une autre information intéressante que nous avons eue au camping de Natashquan. Le seul hic, c'est de la trouver. Aucune information n'est vraiment disponible sur place, aucune affiche ni panneau ne guident le visiteur à son emplacement précis. Nous demandons alors à un villageois où on peut la trouver. Ses informations sont plus ou moins claires. En anglais (Kegaska est un village exclusivement anglophone), il nous dit de prendre le chemin après le pont tout de suite avant le hangar et prends le soin de nous renseigner sur les risques de s'y aventurer trop profondément avec notre camper.... En réalité, l’épave se trouve sur l'île Noire qui elle, est reliée à la terre ferme par un pont. Nous devinons la bonne direction en supposant que le sentier en terre battue auquel est apposé une sorte de panneau d'identification des rues sur lequel est griffonné au pinceau «Brion» est la direction qu'il faut prendre (nous avons appris plus tard que Brion était le nom du bateau). Assez rapidement nous arrivons à une fourche. À gauche se trouve une installation qui ressemble à une tour de télécommunication. Nous empruntons donc celle de droit. ERREUR! Une grosse roche en saillie nous empêche de continuer. Nous devons donc rebrousser chemin de reculons, le chemin à peine plus large que notre véhicule et bordé d'arbres ne nous permettant pas de nous retourner. De retour à la fourche, nous décidons de poursuivre notre chemin à pied. Très rapidement, nous arrivons au sentier aménagé qui nous mènera à l'épave. Le brouillard toujours aussi épais et omniprésent contribuera à créer une atmosphère parfaite pour faire des photos de ce navire qui a fait naufrage en 1976 sur les roches plates de Kegaska.
Maintenant que nous avions réalisé notre rêve, que nous avions vécu cette sensation que seuls les vrais amateurs de road trip peuvent connaître, nous pouvions maintenant prendre le chemin du retour.
Arrivés vers 17h30 au camping, nous avons profité de ce merveilleux emplacement au cœur des dunes, dont la configuration nous isolait des autres campeurs. C'est donc dans cet environnement de nature et de tranquillité que nous avons célébré l'atteinte de notre objectif. En savourant un bon vin, nous avons téléchargé et visionné nos photos de la journée puis allumé un feu de camp. Une papillote de légumes sur le feu et deux bons steaks sur BBQ pour souper compléta à merveille notre bonheur. La soirée se termina autour du feu en contemplant un ciel rempli d'étoiles.

L'icône de Baie-Johan-Beetz: la maison Johan-Beetz.
Crédit photo : Vincent Drolet
Jour 7
La journée de dimanche débute par un déjeuner à la chocolaterie La Coqueline. Par la suite, nous allons nous promener dans les rues de Natashquan. Le petit village est tellement photogénique, c'est un pur bonheur pour deux amateurs de photo. La matinée passe tellement vite et constatons avec regret que nous devons reprendre la route. Nous aurions tellement aimé pouvoir passer plus de temps dans ce coin de pays si inspirant, mais des impératifs professionnels nous en empêchent. C'est à regret que nous devons prendre le chemin du retour, mais nous nous promettons d'y revenir un jour.
Nous profitons du temps ensoleillé pour faire de la photo en route, les trente kilomètres de terres brulées composées de landes et de conifères épars entre Aguanish et Baie-Johan-Beetz, étant des plus inspirants.
Nous arrivons à Havre-Saint-Pierre en fin d'après-midi. Encore là, quelques photos pour capturer les charmes et beautés des lieux et campons au camping municipal.

Le petit village de Natashquan est un pur bonheur pour les amateurs de photo.
Crédit photo : Vincent Drolet
Jour 8
En ce lundi, nous commençons notre journée par un déjeuner au café du bureau d'information touristique de Havre-Saint-Pierre. Le brouillard est dense et couvre toute la partie des îles de l’archipel de Mingan qui sont situées en face du port. Nous avions prévu faire une excursion pour explorer les îles et y faire des photos de monolithes. Ce brouillard risque de faire avorter notre projet. Dans de telles conditions, nous n'aurions jamais la qualité de photos que nous recherchons. Nous décidons de retarder à la limite notre prise de décision, espérant que le brouillard finisse par se lever. Nous optons pour travailler durant ce temps d'attente, profitant de la connexion Internet des lieux. Vers 9h15, quelqu'un s'écrit «Une baleine!» Tel le capitaine Achab armé de son harpon, Vincent s'élance à l'extérieur, emportant du même coup ses deux appareils photo. La baleine est là, en face du bureau d'information touristique près du quai. Elle plonge et refait surface à maintes reprises, mais jamais au même endroit et l'endroit précis où elle réapparaitra est impossible à prévoir. Bien qu'étant un moment exaltant et malgré la proximité du cétacé, le résultat de cette chasse photographique est décevant. La bête ne faisant pas de bond hors de l'eau et la présence de l'épais brouillard ne contribue pas à faire des photos impressionnantes. Une baleine grise dans une eau grise par temps gris donne des photos plutôt grises... Malgré tout, le plaisir d'avoir pu voir de si près une baleine, et ce directement au quai est en soit une expérience des plus enlevantes.
Vers midi le brouillard se lève enfin! Nous décidons d'aller réserver notre place à bord d'une croisière qui nous mènera aux monolithes. Comble de malheur, le zodiaque qui sert à ces excursions est en panne. Seul un autre bateau est disponible, mais malheureusement, il ne se rend pas à l'île Quarry, l'une des deux îles où l'on retrouve ces formations de calcaire. Bien que très déçus, nous voyons la chose avec philosophie en nous disant que c'est une raison de plus pour revenir un jour sur la Côte-Nord.
Après avoir mangé au casse-croûte Dany Boy, nous reprenons la route, cette fois-ci en direction de Sept-Îles.
En route, nous arrêtons faire des photos des rivières Romaine, Mingan et Magpie, ces grandes rivières qui contribuent à faire la renommée de ce territoire.
À 17h00, nous nous arrêtons en périphérie de Sept-Îles pour la nuit. Nous optons pour le Camping Laurent-Val et un emplacement aux abords de la rivière Moisie, une autre de ces rivières mythiques de la Côte-Nord.

Baleine au quai du Port de Havre-Saint-Pierre.
Crédit photo : Vincent Drolet
Jour 9
Dernier jour de notre périple. Après avoir déjeuné et fait le plein à Sept-Îles, nous amorçons notre retour vers Québec. Le trajet se fait facilement, ne nous arrêtant uniquement pour manger et faire le plein à Grandes-Bergeronnes. Arrivée à Québec vers 20h00.
Épilogue
Faire ce road trip, c'était notre rêve! Nous voulions vivre un voyage mémorable, découvrir de nouveaux coins de pays, nous émerveiller devant des paysages à couper le souffle, être en contact avec une nature différente de tout ce que nous avions connu jusqu'à présent, rencontrer des gens vrais et attachants, être dépaysés, nous évader! Nous pouvons dire «mission accomplie!»
Lors de ce périple de plus de 2270 km, nous nous sommes rendus au bout de la route, là où il nous était impossible d'aller plus loin avec notre camper. Une expérience que tout amateur de road trip doit vivre au moins une fois dans sa vie! Nous avons fait le trajet en sens inverse, continuant de s'émerveiller et heureux d'avoir vécu un road trip inoubliable.
En suivant cet itinéraire qui nous a menés jusqu'au bout de la route 138, nous avons aussi pu confirmer qu'il est possible pour nous de travailler et de gagner notre vie tout en étant nomades.
Bien sûr tout n'était pas parfait. Des limites de temps et des conditions climatiques moins favorables, principalement le brouillard, ont fait que nous n'avons pas eu le loisir de voir certains endroits, de pouvoir passer plus de temps à Natashquan et Kegaska ou empêché faire certaines activités comme nous l'espérions.
Plutôt que de voir ces contraintes comme un irritant, nous nous disons que tout cela nous donne juste un prétexte, une raison de plus pour refaire ce road trip sur la Côte-Nord. D'autres idées de road trip à faire sont déjà dans notre liste de voyages à faire, d'autres destinations nous attendent, mais nous nous promettrons qu'un jour, nous referons la route jusqu’à bout de la 138!
À propos de Salut Ciao Bye
Mordus de voyages
Shirley est journaliste, spécialiste en communication et passionnée de photo. Photographe, vidéaste et graphiste, Vincent est un créateur d’images. Mordus de voyage, de plein air et de camping, ils vivent leurs passions à bord de leur véhicule récréatif.
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